jeudi 10 septembre 2020

10 septembre 2020 : du boulot pour la CPI

 

le colonisateur, en niant par la violence permanente l’humanité du colonisé, a acculé ce dernier à la violence, c’est-à-dire que c’est la seule voie qu’il reste au colonisé pour prouver au colonisateur qu’il est lui-même un homme et n’a pas d’autre issue que la violence.

(Joby Fanon, Frantz Fanon : de la Martinique à l’Algérie et à l’Afrique, L’Harmattan, 2004)



Nous étions assez peu nombreux hier soir, 70 à peu près, à l’Athénée municipal de Bordeaux, pour la conférence de Christophe Oberlin, venu présenter son dernier livre : Les dirigeants israéliens devant la Cour pénale internationale, l’enquête (E. Bonnier, 2020) tout juste sorti des presses, et dont je suis quasi certain que nos médias généralistes et chaînes de télé en continu de parleront pas. Car la "démocratie" colonialiste israélienne est intouchable.

 


 

La Cour pénale internationale (CPI), créée en 1998, est entrée en vigueur en avril 2002, chargée d’instruire en permanence les crimes de guerre. Depuis 2009, elle a reçu des plaintes des Palestiniens devant la brutalité de la colonisation et la barbarie dont est victime la population palestinienne dans son ensemble.

Les crimes d'Israël qui sont dénoncés sont les suivants : « assassinats prémédités de population non combattante, bombardements d’objectifs civils, utilisation d’armes interdites (phosphore, uranium appauvri,obus à sou-munitions, obus à fléchettes, balles explosives, gaz neurotoxiques), crime de colonisation, crime de siège, déplacement de populations. Le crime de colonisation ne sera seulement dénoncé sur terre, mais aussi sur mer, puisque la distance 20 miles au large de Gaza, partie intégrante du territoire palestinien, n’est pas respectée. [...] détention administrative de nombreux prisonniers sans charges ni jugements, emprisonnement sur le territoire de l’occupant, non-respect des droits de la défense, jugements de civils par des tribunaux militaires, etc., [...] usage de la torture, [...] épuration ethnique, [...] apartheid, [...] exactions israéliennes vis-à-vis des habitants de la Cisjordanie et de la bande de Gaza, [...] ségrégation d’État... » La liste est longues des plaintes contre la seule prétendue démocratie (à l’occidentale) de la région. Et qui, en fait, n’a cessé d’alimenter les tensions.

La violence avec laquelle tout cela se manifeste ne laisse aucun doute. Christophe Oberlin, médecin œuvrant à Gaza dans des conditions difficiles et formant les médecins palestiniens, ne peut que constater les dégâts. Son témoignage est fort, même s’il n’est qu’une voix dans le désert. on attend les mêmes plaintes concernant les minorités opprimées, Ouïgours (Chine), Rohingyas (Birmanie), Kurdes (Turquie), etc.

Pour comprendre la situation, en particulier à Gaza, lire aussi un livre qui chronique les années 2000, et ça ne s'est pas arrangé depuis, au contraire :


 

 

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