C’était le fils du roi.
Il m’a dit : « Viens avec moi,
et si tu veux tu seras reine.
Tu auras pour filer la laine
un rouet d’or, et un fuseau
aussi léger qu’un os d’oiseau !
(Madeleine Ley, Les petites voix, Stock, 1937)
Pour le poème de ce mois-ci, j'ai pensé à un poème sur les oiseaux. Les malheureux ont tant souffert, eux aussi, de la canicule et du manque d'eau qu'on n'en voyait plus beaucoup. Et ils n'ont pas tellement réapparu. Ils me manquent : leurs vols, leur gazouillis, leurs cris, leurs plumages. Ils sont la joie de la nature et des jardins, des haies et des bois, les amis de l'homme et des enfants, le charme personnifié, ainsi pour le poète :
Une charmante coquette
Elle est là dans ma cour
Elle m’attend
L’œil grand ouvert
Elle me lance un regard latéral
Tu vois
Je suis là
Elle trottine à pas vifs et menus
Tête droite
Le corsage galbé projeté en avantage
Elle lance de nouveau
Un œil de côté
Ah ! Tu me suis encore
J’en suis ravi
Elle file de nouveau
Nouvel arrêt
Encore une œillade
Oui moi aussi je me réjouis
Un ou deux hochements de queue
De contentement
Ô délicieuse bergeronnette
Tu me ravis
(Jean-Baptiste Libouban, Sentiers d’aurore, L’Harmattan, 2017)

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