mercredi 4 novembre 2026

4 novembre 2026 : le poème du mois

C’était le fils du roi.
Il m’a dit : « Viens avec moi,
et si tu veux tu seras reine.
Tu auras pour filer la laine
un rouet d’or, et un fuseau
aussi léger qu’un os d’oiseau ! 

(Madeleine Ley, Les petites voix, Stock, 1937)

 

                    Pour le poème de ce mois-ci, j'ai pensé à un poème sur les oiseaux. Les malheureux ont tant souffert, eux aussi, de la canicule et du manque d'eau qu'on n'en voyait plus beaucoup. Et ils n'ont pas tellement réapparu. Ils me manquent : leurs vols, leur gazouillis, leurs cris, leurs plumages. Ils sont la joie de la nature et des jardins, des haies et des bois, les amis de l'homme et des enfants, le charme personnifié, ainsi pour le poète :

  

Une charmante coquette


Elle est là dans ma cour

Elle m’attend

L’œil grand ouvert

Elle me lance un regard latéral

Tu vois

Je suis là

Elle trottine à pas vifs et menus

Tête droite

Le corsage galbé projeté en avantage

Elle lance de nouveau

Un œil de côté

Ah ! Tu me suis encore

J’en suis ravi

Elle file de nouveau

Nouvel arrêt

Encore une œillade

Oui moi aussi je me réjouis

Un ou deux hochements de queue

De contentement

Ô délicieuse bergeronnette

Tu me ravis

(Jean-Baptiste Libouban, Sentiers d’aurore, L’Harmattan, 2017)


 

 

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