vendredi 24 avril 2026

24 avril 2026 : Paris, nouvelle "vadrouille"

 La lune est ronde

Le bébé tend le bras

Pour l'attraper 

(Jean Annon, Poèmes pour mon fils, Autoédition, 2024) 

 

                    Me voici de retour de Paris, toujours magnifiquement reçu chez mes cousins par alliance François et Claire. Je les ai trouvés en pleine forme (du moins comme on peut l'être à notre âge), ainsi que ma condisciple Christine (id.), que je vois à chacun de mes passages dans la capitale. Le dimanche, j'étais à table avec la cousine Christiane, jeune sœur de François, et les petites-cousines, filles de Claire et François, Lily et Eve, et de leurs compagnons Youssef et Jean-Marc. Ce dernier a eu un manuscrit de roman accepté par Flammarion. Lily vient d'être reçue à l'agrégation d'histoire-géographie. Lily et Youssef sont partis ensuite faire une randonnée cycliste de Bordeaux à Sète le long du Canal latéral à la Garonne puis du Canal du Midi, Eve et Jean-Marc sont partis camper vers Arles. Je les reverrai cet été début août lors de la réunion annuelle traditionnelle de leur famille, cette fois en Normandie, dans le Calvados.

 

                    Avec Claire et François, j'ai vu un opéra, Platée, de Rameau, une pièce de théâtre, Le Testament du père Leleu, farce paysanne de Roger Martin du Gard, et deux films, Juste une illusion, des compères Nakache et Toledano, et La corde au cou, de Gus Van Sant. Autant de belles soirées. L'opéra de Rameau et la farce paysanne étaient des bouffonneries dont on est sortis le sourire aux lèvres. Le film français posait le problème d'un jeune adolescent de treize ans coincé entre les bousculades de son frère aîné, les difficultés de ses parents et le premier émoi amoureux : comment devenir grand ? Le film américain relate la façon dont le héros, victime de ce qu'il estime être une escroquerie financière de la part de sa banque, tente de se venger : il enlève un des courtiers responsables, mais comment va-t-il s'en sortir ?

 

                    Quant au Musée de la vie romantique, où m'a entrainé Christine et que je ne connaissais pas, situé à 400 mètres au sud du Moulin rouge, j'en ai vu les collections permanentes, et l'exposition en cours Face au ciel, Paul Huet en son temps. Ce peintre (1803-1869), portraitiste et paysagiste, m'a bien plu. Le Musée occupe l'Hôtel particulier Scheffer-Renan, rue Chaptal, qui fut le théâtre d'un salon littéraire, musical et artistique tenu tous les vendredis soirs, contient du mobilier d'époque, des dessins et peintures. Le peintre Ary Scheffer y recevait George Sand, Chopin, Liszt, Delacroix, et la fine fleur du mouvement romantique. On peut voir à l'extérieur un jardin d'hiver avec rocaille. J'étais tellement enchanté de la visite que je suis revenu chez mes cousins, sur la rive gauche, à pied, soit cinq bons kilomètres à travers Paris, du nord au sud. Il faisait beau, mais j'étais rompu à l'arrivée. J'oubliais que je n'étais plus si jeune ! J'en ai conclu que j'aurais bien du mal, aujourd'hui, à faire une randonnée de plusieurs jours à pied, surtout si elle comprend de la montagne... Adieu aux chemins de Compostelle !!! Je ne ferai jamais ce pèlerinage !

 

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