jeudi 4 avril 2024

4 avril 2024 : Gaza une fois de plus

Je dois rester dans le « maintenant », me nourrir de chaque instant, de chaque sourire, faire de chaque moment une éternité. Je dois être là. L’après me rattrapera bien un jour.

(Rachid Benzine, Ainsi parlait ma mère, Seuil, 2020)



Je ne sais plus qu’écrire, ni que dire. Je laisse la parole à un docteur, retour de Gaza. Et qui peut encore parler, sans être taxé aussitôt d’antisémite.


https://www.youtube.com/watch?v=7SIJ6ZMswmg&t=197s


Et puis rappeler que certains caricaturistes peuvent être odieux et inhumains. Dessin paru dans Libération, tellement ignoble et révoltant qu’on reste pantois et glacé devant une abjection aussi immonde :

                                               le fameux dessin de Coco

J'ose espérer que ça n'a fait rire qu'elle, sinon ce serait à désespérer de l'humanité !

mercredi 3 avril 2024

3 avril 2024 : le poème du mois, une fable de Karak

 

méfiez-vous de la liberté que vous offre la vie car elle n’est pas grande.

(Stig Dagerman, La dictature du chagrin et autres écrits amers, 1945-1953, trad. Philippe Bouquet, 2009)

J’ai hésité cette fois-ci entre un poème moderne, un poème classique, et une galéjade, ce qu’est cette fable cruelle de Karak publiée sur son blog (http://karak.over-blog.com) que je suis régulièrement, et qui propose le plus souvent des dessins d’humour et d’humeur et quelquefois des textes du même tabac. Comme ma lecture en EHPAD s’est révélée salutaire pour moi, en voyant que les personnes très âgées préfèrent les vers avec rimes et bien rythmés par un nombre de syllabes normé, je vous propose cette fable de Karak… La chute en est effectivement cruelle. Pas facile de s’en sortir quand on a affaire au diable, ce qu’on voit effectivement actuellement aussi bien à Gaza qu’en Ukraine,

                                                                Dessin de Karak


Karak, Fable cruelle



Le diable et le manant

 

Sieur Gobevin, manant de son état

Criait avec force sa misère

En sa modeste chaumière

Devenue sinistre galetas.


Entouré de ses pouilleux enfants

De sa femme famélique

Il s’en prenait au tout puissant

De manière peu biblique :


« Dieu ! qu’ai-je donc fait

pour autan de malheur mériter ?

Je t’ai prié mille fois, en vain,

Aussi me voilà obligé d’invoquer le malin ! »


A peine ces mots prononcés

La pièce s’emplit de fumée

Belzébuth était là, cornes sur tête

Et queue fourchue en trompette :


«Pauvre vilain, avec moi, je vais te donner

Ce que tu voudras

Mais ton voisin mal aimé

Le double recevra »


Gobevin rêvait de tout, vaches, génisse,

Cochons, mais ne pouvait supporter

Que son prochain puisse

Jouir de sa double propriété.


Alors après mûre réflexion il réclama

Qu’un œil on lui creva.

                                                        Autre dessin de Karak
 

mardi 2 avril 2024

2 avril 2024 : chanson du mois

 

 

Le bonheur qui arrive : c’est le vent salé qui te frappe au visage, un frémissement qui te parcourt la peau et qui te donne envie d’embrasser tout le monde.

(Eduardo Galeano, La chanson que nous chantons, trad. Régine Mellac et Annie Morvan, Albin Michel, 1977)



J’ai vu récemment un film français (je ne sais plus lequel, car j‘oublie beaucoup les noms propres en ce moment, titres de films, de livres, noms de personnes, noms géographiques, etc.) dont le générique de fin était ponctué par la chanson Je ne t‘aime pas, que je ne connaissais pas. J’ai eu la curiosité de chercher sur internet, et j’ai trouvé cette chanson de Vincent Bagulan qu’il chante en duo avec Zazie : est-ce celle du film ? Quelqu’un pourra-t-il me le dire ? En tout cas, j’aime beaucoup cette chanson !

 


Paroles de la chanson "Je ne t'aime pas" par Zazie et Vincent Baguman

[Vincent Baguian]

J’étais à l’hôtel beau rivage
Un nid douillet face à la plage
J’aurais pu croire au paradis
Tout seul au fond de ce grand lit

[Zazie]
Mais voilà j’ai ouvert les yeux
Et par malheur on était deux
Je rêvais de vivre sans toi
Mais tu étais nue sous mes draps

[Vincent Baguian]
Je ne t’aime pas
C’est plus fort que moi
J’aimerais crier que je t’aime

Je crois bien que j’ai un problème

[Zazie]
Je ne t’aime pas
C’est plus fort que moi
Les larmes qui coulent sur tes joues
C’est pas facile à dire mais je m’en fous
Avec horreur dans ton sourire
J’ai lu l’amour et le désir
Alors refermant les paupières
J’ai aussi éteint la lumière

[Vincent Baguian]
Je n’ai cédé à tes caresses
Que par fatigue et par paresse
Et je n’ai connu le plaisir
Qu’en t’entendant enfin dormir

[Zazie]
Je ne t’aime pas
C’est plus fort que moi
J’aimerais crier que je t’aime
Je crois bien que j’ai un problème

[Vincent Baguian]
Je ne t’aime pas
C’est plus fort que moi
Les larmes qui coulent sur tes joues
C’est pas facile à dire mais je m’en fous

[Zazie & Vincent Baguian]
Tant pis si c’est un peu cruel
Tant de chansons sont consensuelles
On ne peut pas passer son temps
À n’avoir que de bons sentiments
Je ne t’aime pas


Je ne t’aime pas
C’est plus fort que moi
C’est plus fort que moi
J’aimerais crier que je t’aime
Je crois bien que j’ai un problème
Je ne t’aime pas
C’est plus fort que moi
Les larmes qui coulent sur tes joues
C’est pas facile à dire mais
C’est pas facile à dire mais
C’est pas facile à dire
C’est pas facile à dire


https://www.google.com/search?client=firefox-b-e&q=je+ne+t%27aime+pas+chanson#fpstate=ive&vld=cid:e182aead,vid:OG3C43NzxUs,st:0