Pas
même dans le mal, les hommes ne parviennent à surprendre ou à
intriguer leurs semblables. De là l’action bienfaisante des bois,
du désert et des étendues marines.
(Alvaro
Mutis, La
neige de l’amiral,
trad. Annie Morvan, S. Messinger, 1989)
Je l'ai peut-être déjà écrit dans ce blog. Félix Leclerc est passé à la Maison des jeunes et de la culture d'Angers en 1972, et j'ai eu le petit bonheur d'y assister. Parmi les chansons qu'il et je les avais toutes appréciées, d'autant plus que la salle n'était pas très grande et qu'on le voyait et l'entendait de près, il y avait cet hymne au printemps.
Et bien d'autres chansons ! J'étais ébloui, je le découvrais, le courant passait et il est toujours là, à vibrer dans mon crâne, comme une invitation au voyage et au bonheur ! J'espère que ça vous plaira aussi. J'en mettrai d'autres.
L'hymne au printemps
Les blés sont mûrs et la terre est mouillée
Les grands labours dorment sous la gelée
L'oiseau si beau, hier, s'est envolé
La porte est close sur le jardin fané
Comme un vieux râteau oublié
Sous la neige je vais hiverner
Photos d'enfants qui courent dans les champs
Seront mes seules joies pour passer le temps
Mes cabanes d'oiseaux sont vidées
Le vent pleure dans ma cheminée
Mais dans mon cœur je m'en vais composer
L'hymne au printemps pour celle qui m'a quitté
Quand mon amie viendra par la rivière
Au mois de mai, après le dur hiver
Je sortirai, bras nus, dans la lumière
Et lui dirai le salut de la terre
Vois, les fleurs ont recommencé
Dans l'étable crient les nouveau-nés
Viens voir la vieille barrière rouillée
Endimanchée de toiles d'araignée
Les bourgeons sortent de la mort
Papillons ont des manteaux d'or
Près du ruisseau sont alignées les fées
Et les crapauds chantent la liberté
Et les crapauds chantent la liberté
Félix Leclerc
Pour l"écouter :
https://www.youtube.com/watch?v=HcQvS5oKNGo
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire