Le cyclo-lecteur

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Photo Juan Camilo Martinez Otálvaro (2013)

dimanche 29 juillet 2018

29 juillet 2018 : Flottille de la Liberté, encore



L’Iliade sonne actuel parce qu’il est le poème de la guerre. En deux mille cinq cents ans, la soif de sang paie toujours. Seul l’armement a changé. Il est devenu plus performant. Le progrès est la capacité de l’homme à développer son pouvoir de destruction.
(Sylvain Tesson, Un été avec Homère, Éd. Des Équateurs, 2018)


Un appel de Sarah, engagée sur la flottille de le Liberté pour Gaza ; inutile de dire que vous ne trouverez pas cet appel sur la presse aux ordres, ni dans les journaux de télévision mercantiles ! Je viens d'acheter Sud-Ouest Dimanche, pas un mot là-dessus !

Journal de bord de Sarah, depuis la Flottille de la Liberté

Le ‘al-AWDA’ a dépassé la Crète, il est au sud-est. Le ‘Freedom’ est derrière. On ne peut pas encore donner de date d'arrivée mais celle-ci approche. Sarah demande qu'on se bouge, qu'on bombarde l'ambassade israélienne de protestations, qu'on s'adresse aux élus et responsables politiques français et aux médias. Il ne fait pas de doute que la marine israélienne utilisera tous les moyens pour arrêter la flottille. 

Faites monter la pression ! 

Faites des déclarations publiques ! 

Brisez le silence !

« Le ‘Al-Awda’ est à 270 miles de Gaza. La mer est calme, c’est excitant de voir l'éclipse. A bord le moral est bon même si nous savons tous que dans quelques heures, les courageux gardiens du ghetto vont nous attaquer.
J'espère que vous savez tous qu'on a des gens formidables à bord. Nous transportons du matériel médical et notre principal but est de briser le blocus de Gaza. Les bateaux sont destinés aux pêcheurs de Gaza.
Je m'adresse aux soldats qui préparent leur action illégale de piraterie. Refusez d'obéir à vos commandants ! Vous avez ce choix. Nous sommes un groupe de militant-e-s non violent-e-s en route pour le port de Gaza. Il n'y a aucune raison morale à nous arrêter. Laissez-nous atteindre notre destination. » 
 


Comme l’écrit Valerio Varesi dans Le fleuve des brumes (trad. Sarah Amrani, Agullo, 2016) : "En période d’abondance, tout le monde se déteste parce que prévaut l’égoïsme, seul fondement de notre monde à présent". Ne soyons pas égoïstes, soyons solidaires !

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