Le cyclo-lecteur

Le cyclo-lecteur
Photo Juan Camilo Martinez Otálvaro (2013)

jeudi 9 août 2018

9 août 2018 : le soir où je me suis mis à à pleurer



Qu’on ne s’étonne donc pas de rencontrer des médecins insensibles, hautains, insultants, brutaux, méprisants ou franchement maltraitants : ils se comportent comme on leur a appris à le faire (ou parce qu’on ne leur a pas appris à se comporter autrement). Et ils trouvent ça tout à fait normal, car ils ont pour aspiration de faire partie d’une caste, non de servir le public !
(Martin Winckler, Les brutes en blanc, La maltraitance médicale en France, Flammarion, 2016)


Claire et moi avons eu affaire de septembre 2004 à septembre 2008 à un chef de service hospitalier auquel on peut appliquer toutes les épithètes que cite Martin Winckler dans ce passage de son brûlot littéraire. Je ne donnerai que deux détails, bien vieux maintenant, mais que je n'ai pas oubliés. 
*  
Fin septembre 2004, il nous reçoit dans son bureau, nous explique que les résultats de l’IRM confirment une tumeur au cerveau, « probablement non cancéreuse, car on ne voit de métastases nulle part, mais on ne sait jamais. Je vous propose de faire une trépanation et d’essayer d’atteindre la tumeur pour en faire un prélèvement destiné à l’analyser, et chercher ensuite le traitement le plus approprié ». On se regarde, Claire et moi, et j’ose poser la question : « Mais, une trépanation, ça n’est pas dangereux ? » Réponse, avec un haussement d'épaules : « Pensez donc, je fais ça tous les jours ! » Hautain et méprisant. Il opéra et causa de nouveaux dégâts, car il ne parvint pas à faire le prélèvement, vu l’emplacement de la tumeur au centre du cerveau. Une opération pour rien, et parfaitement inutile, comme Martin Winckler en dénonce dans son livre l’abus (mais ces grands pontes ne sont-ils payés à l’acte ???), notamment dans le cadre des cancers du sein.
*
Le 8 septembre 2008, Claire tombe du lit en se levant, et ne parvient pas à se relever, c’est un poids mort. Je vais chercher l’aide de la voisine d’en face, infirmière retraitée. À deux, nous parvenons à la relever et à la remettre sur le lit. Visiblement, elle ne tient plus debout. Notre amie me dit : « Appelle le SAMU ! » ; Il est 8 h du matin, l’ambulance arrive et nous emmène aux urgences. Claire est placée sur un chariot dans un couloir, et va y rester jusqu’à 18 h ! Tout juste si, sur ma réclamation, on nous porte une bouteille d’eau pour qu’elle puisse boire. Je reste toute la journée debout auprès d’elle, lui tenant la main, ne m’absentant que cinq minutes pour aller acheter un sandwich. Finalement, un brancardier arrive et emmène le chariot au service de neurologie, je le suis. Je reste avec Claire dans la chambre. À 19 h, le grand ponte arrive, suivi d’une dizaine de personnes (internes, étudiants, infirmières), il m’éjecte de la chambre (en avait-il le droit ? je me le demande maintenant, après lecture du livre de Winckler). J’attends dans le couloir, me rongeant les sangs. Une demi-heure après, tout le monde sort de la chambre, le grand Manitou fonce sur moi, me regarde dans les yeux et me sort rageusement : « Vous pouvez commander le fauteuil roulant ! » Puis il tourne le dos et disparaît, suivi de presque tous les participants. Je suis assommé, inerte, accablé. La jeune interne du service vient me trouver : « Venez dans mon bureau, M. Brèthes, je vais vous expliquer, (et elle ajoute à voix basse) : C’est un malotru ! » Et là, elle m’expliqua ce qui s’était dit dans la réunion, les démarches que j’aurai à accomplir, et essaya de m’apporter une consolation : « Gardez espoir, et soyez fort. Vous allez devoir l’accompagner dans cette nouvelle dégradation de son état. Elle aura besoin de votre confiance, de votre force morale, de votre sourire ; je sais que vous y arriverez... », et elle me serra dans ses bras, [heureusement, tous les soignants ne sont pas des brutes !].
J’empochai les papiers qu’elle me donna, puis j’allais retrouver Claire, en m’efforçant de faire bonne figure (et bien sûr ne lui disant rien de la nouvelle brutalité du grand chef, car c'était loin d'être la première), lui prenant la main. Puis une aide-soignante vint, apportant un petit plateau-repas. J’assistai Claire pour le repas, lui essuyant la bouche à deux ou trois reprises. Puis une infirmière arriva, me disant que c’était l’heure de partir, que je pourrai revenir le lendemain à partir de 13 h. J’embrassai Claire en souriant, lui caressant délicatement la joue sensible (l'autre était insensible depuis 2004), me levai et sortis. Dans le couloir, j’étais comme un zombie, je pris l’ascenseur, descendis, puis les portes du CHU s’ouvrirent, en même temps que mes yeux se noyèrent de larmes. Nous n’habitions pas loin, je rentrai donc à pied, pleurant tout le long du chemin. Il faisait nuit, il devait être 9 h du soir. J’ouvris notre porte, j’avais besoin de parler à quelqu’un. Je téléphonai à Maman. Elle avait 88 ans, et commençait à baisser, j’avais peur de lui faire du mal et pourtant c’est elle qui m’a dit les mots que j’attendais : « Pleure, mon garçon, pleure, tu t’es retenu trop longtemps, il fallait que ça sorte... » Et elle fit la conversation toute seule, car pendant une bonne heure, je ne cessai de pleurer au téléphone, m’excusant de pleurer et ma mère ne cessant de me consoler. Je n'avais plus pleuré depuis mon enfance ! Depuis, je pleure facilement...
*
Donc, l’insensibilité, la brutalité, la maltraitance, tout ce que dénonce Winckler dans son livre, je les ai connues. Pourquoi croit-on que Claire n’a pas voulu mourir à l’hôpital ? Dans ce service, avec cet horrible chef de service ? Non, ce n’était pas possible, car comme il est écrit aussi dans le livre : "Se faire soigner, c’est recevoir des soins ; ce n’est pas se soumettre à la volonté de ceux qui les dispensent. […] Un professionnel de santé doit faciliter, accompagner et respecter [le patient comme une] personne". Si Claire a souhaité qu'on lui abrège la vie (cf la lettre qu’on a trouvée après sa mort), c’est parce qu’elle souffrait depuis quatre ans et que sa souffrance n’avait jamais été prise en compte de façon concrète : il fallut que je l’exige du CHU en mars 2009 et, comme par miracle, ils ont ajusté un traitement anti-douleurs adéquat, elle n’a pas souffert, physiquement du moins, pendant ses trois derniers mois : ne pouvaient-ils pas le faire avant ? Je lis dans le livre : "comme l’ont compris depuis longtemps les Britanniques, une personne qui ne souffre ni moralement ni physiquement demande rarement à mourir". Martin Winckler note que "cela ouvrirait la porte à un débat public, comme l’ont fait les Hollandais, sur toutes les circonstances dans lesquelles une aide à mourir est envisageable".


Je remercie l'auteur pour ce livre qui m’a rouvert les yeux sur la maltraitance médicale dont a été victime Claire ! Et moi, son aidant familial, par ricochet. Bien entendu, nous le savions, Claire et moi, mais comment le dire ? À qui en parler, à l’époque ? Seule notre amie anglaise, V., nous a donné d’utiles conseils, notamment celui d’intenter une action contre l’hôpital, après la trépanation inutile et qui avait, selon nous, lourdement aggravé et le handicap et la souffrance de Claire. Malheureusement, nous nous sommes contentés de porter l’affaire devant la Commission régionale de conciliation et d’indemnisation (CRCI), ce qui nous a coûté un voyage à Limoges, où siégeait la dite Commission, et pour y entendre que « l’aggravation n’était que le développement normal de la tumeur et n’avait rien à voir avec la trépanation » ; évidemment entre médecins, ils n’allaient pas désavouer un de leurs collègues. Nous sommes rentrés penauds et, probablement, nous nous étions mis à dos définitivement le chef de service en question, d’où son violent : « Vous pouvez commander le fauteuil roulant ! » quatre ans plus tard. Parce que le type était rancunier (le défaut le pire, selon moi, qui pourrit la psyché de l'individu), en plus !

 

lundi 6 août 2018

6 août 2018 : droite et gauche



Ces "hommes de gauche", depuis qu’ils sont au pouvoir, passent leur temps à donner des gages à la droite. On les voit affamés d’obtenir la considération des milieux où ils se sentaient, jusqu’ici, méprisés. À se renier comme ils le font pour séduire la société élégante, ils ne gagnent rien, du reste. On les emploie, mais avec un sourire où la condescendance se mêle au dégoût.
(Henri Guillemin, Les origines de la Commune : 3, La Capitulation, Gallimard, 1960)


Eh bien oui, il faut le dire tout net, la gauche existe toujours, en dépit de tous les politiciens prétendûment "de gauche", qui ont fait le bonheur de la droite quand ils ont été au pouvoir, et l’ont ramenée au pouvoir en décevant fortement leurs électeurs. Il est vrai que nous sommes fautifs, nous électeurs : nous avons mis notre destin entre leurs mains. "Nous voulons devenir comme eux parce qu’ils nous ont persuadé que nous sommes ce qu’ils veulent qu’on soit – faibles, insignifiants, nuls. Ils ont réussi à faire qu’on se voie avec leurs yeux et non avec les nôtres. Ils nous ont persuadé que leur chemin est le seul chemin", comme le rappelle Chrìstos Ikonòmou dans son roman Le salut viendra de la mer (trad. Michel Volkovitch, Quidam, 2017). L’auteur sait de quoi il parle : la Grèce a élu Tsipras, devenu un pantin entre les mains du FMI et de l’Europe et qui a suivi le chemin qu'on lui a dicté. En ce qui concerne l’histoire de France, une seule période a vu la mise en place d’élus en qui le peuple pouvait faire confiance. Ce fut pendant la Commune de Paris en 1871, où on eut un court instant la "joie de la confiance que l’on peut faire, enfin, à nos élus. Nos élus. Des ouvriers, qui cette fois ne sont pas les otages de la bourgeoisie", nous a rappelé Michèle Audin dans Comme une rivière bleue : Paris 1871 (Gallimard, 2017). 


 
N(oublions d’ailleurs pas que "la gauche et la droite ont en commun plus qu’elles ne le croient : le même culte du chef [Staline versus Hitler], la même conviction que certains sont faits pour commander [ceux des classes privilégiées], d’autres pour obéir [les classes populaires], la même foi aveugle dans les vertus de l’accumulation [le culte de la croissance, indispensable au capitalisme]", souligne Patrick Rödel dans son essai biographique roboratif Les petits papiers d’Henri Guillemin (Utovie, 2015). Si encore un minimum de justice régnait, on pourrait accepter l’ordre imposé par les nantis : "Que l’autorité se borne à être juste, nous nous chargerons d’être heureux", notait Benjamin Constant dans De la liberté des Anciens comparée à celle des Modernes, 1819). Il en connaissait un rayon, lui qui avait vu Bonaparte se muer en Napoléon ! Mais hélas, comme le héros de Fumiko Hayashi dans Nuages flottants, nous sommes nombreux "à douter en secret de l’honnêteté de la justice" (Éd. du Rocher, 2005). Et à tous les niveaux ; deux poids, deux mesures comme le disait La Fontaine dans sa fable Les animaux malades de la peste, "Selon que vous serez puissant ou misérable, Les jugements de cour vous rendront blanc ou noir". Voir comment l'évasion fiscale à très grande échelle n'est jamais condamnée, alors qu'un vol de pain peut l'être.


Il y eut pourtant une autre époque bénie, qui dura en gros de 1945 à 1989, où tout de même il y eut une évolution sociale avantageuse (oh ! très légèrement) pour les couches populaires (sécurité sociale, salaire minimum, vote des femmes, nationalisation des grandes féodalités économiques, institution des comités d’entreprise, etc.), ce fut le fameux programme Les jours heureux du Conseil National de la Résistance. Il permit notamment de faciliter l’accession au fameux "ascenseur social" (je l'ai pris, mais ne me suis jamais fait aucune illusion, si on n'a pas le goût du pouvoir, on ne monte pas bien haut) et de moderniser le pays. Mais il faut bien le dire, depuis Thatcher et Reagan au début des années 80 qui, ayant vu l’état de délabrement de l’URSS, ont bien compris qu’on pouvait se passer des programmes sociaux, puisqu’il n’y avait plus d’opposition crédible, tout cela a été mis à mal dans la plupart des pays occidentaux qui, par ailleurs, continuent à piller le tiers-monde. Et parfois la gauche et la pseudo-gauche (Blair en Angleterre, Hollande en France) y ont fortement contribué. Quant à notre petit Jupiter, on peut avec Patrick Raynal (Siné Mensuel, mars 2018) dire que "Macron […] du haut de son insolente jeunesse, passe à la moulinette l’hôpital public, les transports ferroviaires et tous les acquis sociaux grignotés par le peuple pour figurer, à côté de la sémillante Thatcher, au palmarès des cinglés du libéralisme absolu"...

 
Et c’est bien là qu’on voit encore que le clivage entre la droite et la gauche garde du sens : de ceux qui ont voté Macron, les gens de droite ou de la pseudo-gauche sont contents, ravis, épanouis ; les gens véritablement "de gauche" qui, de toute façon, n'attendaient pas grand-chose de lui, regrettent de lui avoir donné leur voix, ils ne recommenceront pas ! On reconnaît les gens de droite au fait qu’ils trouvent qu’il y a trop d’immigrés (et bien entendu condamnent férocement ceux qui aident les migrants), trop d’assistés au RSA (des "privilégiés" selon eux) et d’une façon générale trop d’assistanat (jusqu'au minimum vieillesse que ces gens trouvent scandaleux !), trop d’impôts, trop de relâchement dans les mœurs, on les reconnaît aussi à leur opposition de principe à l’IVG, au mariage pour tous, à l’adoption par des couples ou des individus non conformes, à leur goût pour la hiérarchie sociale et à tant d’autres choses, qu'on peut bombarder en Syrie, au Yemen, à Gaza (ils sont généralement racistes, mais là, ils sont d'accord avec Israël ou les USA) et ailleurs en toute impunité, qu'on peut continuer et même multiplier les contrôles au faciès, que la violence policière n'est qu'une réponse à celle des manifestants (ce qui est souvent faux), etc... Oui, on les reconnaît bien, ces gens-là (comme chantait Brel) et les différences gauche-droite existent toujours.

dimanche 5 août 2018

5 août 2018 : canicule, Ozu et Mozart



À bord, c’est l’aube que je préfère.
(Claire Fourier, Radieuse : une croisière en Adriatique, La Différence, 2016)


On me reproche, ici et là, de me lever tôt. Avouons qu’en ces temps de très forte chaleur, le meilleur moment de la journée est entre 6 et 9 h du matin ! Le soir, même à la nuit tombée, en tout cas ici en ville, les 30° sont allègrement dépassés ; il n’y a presque pas un souffle d’air, on étouffe, et la nuit va rester chaude, descendant à peine au-dessous de 25° vers le lever du jour. La végétation souffre, les animaux souffrent, les humains souffrent... Et ils continuent cependant à rouler en automobile, ce qui ajoute encore de la chaleur à nos rues et trottoirs cuisants. Marcher à pied relève de la gageure. Il ne reste que le vélo qui permet, à condition de rouler doucement, de ne pas s’échauffer et de fendre l’air avec délectation, surtout quand on reste côté ombre. C’est ainsi qu’hier je suis allé au cinéma, seul lieu convivial où il fait frais (attention, certains cinémas sont hyper-climatisés, de vrais frigos), donc l’Utopia (modérément frais) va me voir pas mal en ces jours de canicule...
Et j’y suis allé à vélo ; je suis sorti prendre un vélo de ville (Vcub), et sans me presser, pour éviter d’avoir encore plus chaud, je suis allé en ville avec une traversée du Jardin public (on a le droit d’y rouler à vélo) presque désert, sauf sous les arbres. Et j’ai vu deux films : Mon tissu préféré, un film syrien de Gaya Jiji et Printemps tardif, un des films de la rétrospective Ozu.


Mon tissu préféré nous plonge dans la Syrie de 2011, au début des événements qui vont plonger le pays dans le chaos. Nous sommes à Damas. L’héroïne, Nahla, est une jeune fille rêveuse, vendeuse dans un magasin de vêtements et qui  a des fantasmes érotiques sur un homme. Elle a deux sœurs, Myriam, du genre soumise et Line, une adolescente aux allures de garçon en révolte. Leur mère a fait venir des USA Samir, un Syrien émigré là-bas, mais qui désire se marier avec une compatriote : elle le destine bien entendu à Nahla, l’aînée, c’est un bon parti. Mais il ne plaît guère à Nahla. Dans ce huis-clos féminin assez étouffant, la seule échappatoire de Nahla est chez la voisine du dessus, Mme Jiji, femme libre et chez qui il se passe de drôles de choses. Film très prenant qui expose bien la difficulté d’être femme en Syrie (et encore ici, ne sont-elles pas voilées !). 

 
Printemps tardif date de 1949 et explore un thème fréquent chez Ozu : la désagrégation de la famille. Noriko, la vingtaine bien avancée, vit avec son père veuf, Shukichi, professeur d’université. Toutes ses amies de lycée sont désormais mariées, mais elle ne souhaite pas quitter son père. Une tante fait l’entremetteuse et tente de lui proposer un bon parti. Noriko hésite, mais comprend lors d’une représentation de théâtre no à laquelle elle assiste avec son père et où se trouve aussi une veuve que son père connaît par l’entremise de la tante, potentielle nouvelle épouse, qu’elle doit se sacrifier et partir. Le père ne veut pas être un frein égoïste et l’encourage à dire oui à un bonheur possible. C’est un film d’une finesse inouïe, jamais larmoyant, on rit souvent. Les acteurs sont parfaits (les mêmes que dans d’autres films d’Ozu) dans cette comédie humaine. Le bonheur aussi de retrouver un noir et blanc magnifié par la restauration. Superbe !


Et la soirée s’est achevée par la représentation sur Arte de l’opéra de Mozart, La flûte enchantée, en direct (ou léger différé) du Festival de Salzbourg. On sait que c’est avec Carmen et Pélléas et Mélisande mon opéra préféré. J’ai tenu jusqu’au bout, en dépit des costumes incompréhensibles (Papageno en garçon boucher alors qu’il est oiseleur, Tamina en ballerine de cirque alors qu’elle est censée être une princesse, etc...), des coiffures incroyables (la perruque de Pamina digne d’une mégère) et des décors bizarroïdes, quoique parfois assez beaux (le cirque). Pas sûr qu’un néophyte aura compris quelque chose à l’histoire (au contraire du merveilleux film de Bergman que je recommande pour s’initier à cet opéra), malgré la présence d’un narrateur qui contait l’histoire aux trois jeunes garçons intervenant de temps en temps dans l’intrigue pour guider Tamino et Papageno dans leur chemin, parti pris de mise en scène que j’ai trouvé acceptable. Mais enfin, il restait quand même Mozart, et que ne ferait-on pas pour écouter une fois de plus les airs exquis dont il a parsemé l’histoire ?

elle est belle, Pamina, n'est-ce pas ? Une princesse, ça ?