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Un journal d'en France : soliloques, rencontres et paysages

jeudi 30 avril 2026

30 avril 2026 : photos et photographies

 

Quand je pose pour un photographe, à mon malaise s’ajoute la gratitude : la photo suffira à prouver mon existence, il ne sera pas nécessaire de m’empailler.

(Amélie Nothomb, Psychopompe, Albin Michel, 2023)

 

                       J'avoue que, parmi la quinzaine de romans d'Amélie Nothomb que j'ai lus, Psychopompe est le seul dont j'ai relevé et noté plusieurs phrases. Je suis frappé, en effet, de voir les "selfies" proliférer sur les réseaux sociaux que je fréquente (en fait Facebook et WhatsApp). En fait, je ne fais moi-même pratiquement jamais de "selfies", estimant que je n’ai guère besoin de "prouver mon existence", et je ne pense pas avoir abreuver de ma bouille en photo les quelques lectrices et lecteurs de mon blog, ni dans mes rares apparitions sur Facebook ni WhatsApp. 

 

Groix

                Mais c'est l’usage du smartphone qui a développé cette propension à s'auto-photographier, comme je l'avais dit au dernier marchand d'appareils de photo à qui j'ai eu affaire. C'est à Venise à partir de 2011 que je me suis aperçu que la mode des "selfies" s'était aggravée avec l'usage des bâtons ou perches à selfies rétractables. Moi qui n'avais à l'époque qu'un téléphone portable ordinaire avec lequel je ne faisais jamais de photos, j'ai vu les personnes seules (ou même en duos ou trios) qui se tiraient le portrait en utilisant la fameuse perche, avec en arrière-fond le Pont des Soupirs, le Grand Canal et autres curiosités vénitiennes et envoyer ça illico pour vouloir dire : "J'y étais" ou "On y était", comme si leurs correspondants risquaient d'en douter.

Madagascar

                    Il m'est arrivé que l'une ou l'un d'entre eux, ou un couple, me passent l'appareil pour que ce soit moi qui fasse le travail. Il fallait alors m'expliquer comment cette étrange machine fonctionnait et sur quel bouton il fallait appuyer. Pendant mes voyages en cargo, j'avais pris mon appareil de photo et me suis très bien passé de smartphone. Je n'en suis pas mort. Quand j'ai acheté mon smartphone (ce n'est pas très vieux, en 2023), je me suis dit que désormais j'utiliserai cet appareil pour faire des photos. J'en ai parlé au vendeur qui m'a dit : "Attention, ça fait des photos, mais pas des photographies, rien à voir avec un bon appareil à l'ancienne. De plus, vous allez voir, c'est addictif, vous en ferez des centaines, voire des milliers, que vous regarderez une fois, ou pas".


 
près d'Amiens

                  Effectivement, au début, j'en ai fait pas mal : au fur et à mesure, j'éliminais celles qui étaient floues ou mal cadrées. Puis j'ai fait par n'en garder qu'une petite partie, car la plupart n'avait aucun intérêt ! Je les trouve moins belles que celles qui sortaient de mon modeste appareil de photo. Et je n'en garde pas beaucoup. D'ailleurs, j'en fais de moins en moins. Je suis toujours étonné de voir des personnes s'évertuer à vouloir me montrer leurs photos de voyages, alors que j'aime beaucoup les photographies de quelques ami(e)s que j'estime en tant que photographes. Il est vrai qu'ils/elles utilisent des appareils souvent très techniques et sophistiqués. Ils/elles font des photos à valeur esthétique ajoutée, qu'il s'agisse de paysages, de monuments, d'animaux, d'oiseaux, de portraits, etc.

Londres 

                    Finalement, pour moi, le smartphone sert finalement assez peu, en dehors de téléphoner, ce que je ne fais d'ailleurs pas beaucoup. Voilà. 

                De ces quatre photos ci-dessus, toutes de moi, une seule a été faite au smartphone, saurez-vous la reconnaître ?

 

 

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Publié par cyclo-lecteur à 13:17 Aucun commentaire:

lundi 27 avril 2026

28 avril 2026 : deux chefs d'œuvre et une surprise

Je redécouvris cette grâce inégalable qui s’appelle santé. Ce nom désigne un corps et une âme qui s’entendent bien.

(Amélie Nothomb, Psychopompe, Albin Michel, 2023)

 

https://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=306165.html
bande-annonce du film 

                    Ce week-end  s'est montré riche de surprises et j'ai bien fait de ne pas rester cloitré chez moi. J’avais appris qu'on projetait samedi au cinéma de Mérignac (où je n'avais jamais mis les pieds) L'empreinte, le documentaire qui raconte la course à pieds nus de Florent Gomet qui a suivi le cours du Danube, non seulement sans chaussures, mais aussi sans papiers, sans argent et en mangeant exclusivement cru. J'ai entendu parler de cet aventurier de la vie il y a cinq ou six ans. Je sais qu'il organise des stages, des jeûnes, des sessions d'hygiénisme. C'est un doux dingue comme je les aime. Je me suis procuré son livre La marche sans faim, 360 km de randonnée sans manger au Canada, que j'ai lu avec beaucoup d'intérêt en 2025. Cette marche de deux semaines de jeûne voulait attirer l'attention sur "les bienfaits du jeûne et les formidables capacités du corps humain que recèle chaque individu dès lors qu’il n’est pas affaibli par une hygiène de vie inadaptée". Cette marche qu'il a accomplie dans les années 2010 était le prélude à sa magnifique randonnée que nous montre L'empreinte, des sources du Danube jusqu'à la Mer noire. On y voit les difficultés de traverser l'Europe, et des pays peu accueillants (en particulier la Hongrie et la Serbie) pour un individu si différent de la moyenne. Le film, une aventure vécue hors du commun, m'a passionné et je vais m'empresser de commander le livre pour en savoir plus.  Et je n'exclus pas de m'inscrire à un de ses stages de jeûne, moi sui suis tellement horrifié par la surbouffe actuelle...

   

                    Dimanche matin, dans le cadre du Festival "Lire le cinéma", l'Utopia de Bordeaux projetait La dame de Shanghaï, le chef d’œuvre d'Orson Welles, que je n'avais vu jusqu'à présent qu'à la télé, et il y a fort longtemps. Ce fut une redécouverte où j'ai entraîné ma sœur Maryse. C'est à la fois un polar complexe et une histoire d'amour fou, où le héros (un marin baroudeur joué par le réalisateur lui-même), par amour pour une femme fatale et manipulatrice (jouée par Rita Hayworth), va se trouver piégé. Je n'en dis pas plus si vous ne l'avez pas encore vu, mais ne le ratez pas s'il repasse près de chez vous au cinéma ou si vous le voyez au programme à la télévision : chef d’œuvre absolu, dans un noir et blanc superbe et des scènes d'anthologie à couper le souffle ! 

 

                   Nous avons mangé au restaurant, et Maryse m'a laissé seul aller voir, toujours au cinéma, le retransmission en direct du Cid de Corneille, un spectacle hors les murs de la Comédie française, dans une mise en scène de Denis Podalydès. Benjamin Lavernhe joue le rôle-titre avec panache (le récit du combat contre Maures, rythmé par des roulements de tambour, est dit de façon étincelante). Mais tous les acteurs et actrices servent la pièce, que je suis content d'avoir revue. La salle de cinéma était pleine à craquer, le théâtre de la Porte Saint Martin aussi. Je ne sais pas Le Cid, avec ses alexandrins et le langage soutenu du XVIIème siècle, plaît encore aux générations actuelles... En tout cas, pour les vieux de la vieille comme moi, c'est un spectacle aux petits oignons, où j'attendais les vers archiconnus, les personnages hauts en couleur (le Comte, père de Chimène, Don Diègue, père de Rodrigue), les femmes qui se révèlent fortes dans ce monde d'hommes (Chimène, L'Infante), et les hommes, parfois au bord du ridicule (le roi par exemple), justifiant l'appellation de tragi-comédie que Corneille attribua à la pièce lors de sa publication.

                   Donc un week-end très culturel qui m'a rendu heureux ! 

 

     

 


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vendredi 24 avril 2026

24 avril 2026 : Paris, nouvelle "vadrouille"

 La lune est ronde

Le bébé tend le bras

Pour l'attraper 

(Jean Annon, Poèmes pour mon fils, Autoédition, 2024) 

 

                    Me voici de retour de Paris, toujours magnifiquement reçu chez mes cousins par alliance François et Claire. Je les ai trouvés en pleine forme (du moins comme on peut l'être à notre âge), ainsi que ma condisciple Christine (id.), que je vois à chacun de mes passages dans la capitale. Le dimanche, j'étais à table avec la cousine Christiane, jeune sœur de François, et les petites-cousines, filles de Claire et François, Lily et Eve, et de leurs compagnons Youssef et Jean-Marc. Ce dernier a eu un manuscrit de roman accepté par Flammarion. Lily vient d'être reçue à l'agrégation d'histoire-géographie. Lily et Youssef sont partis ensuite faire une randonnée cycliste de Bordeaux à Sète le long du Canal latéral à la Garonne puis du Canal du Midi, Eve et Jean-Marc sont partis camper vers Arles. Je les reverrai cet été début août lors de la réunion annuelle traditionnelle de leur famille, cette fois en Normandie, dans le Calvados.

 

                    Avec Claire et François, j'ai vu un opéra, Platée, de Rameau, une pièce de théâtre, Le Testament du père Leleu, farce paysanne de Roger Martin du Gard, et deux films, Juste une illusion, des compères Nakache et Toledano, et La corde au cou, de Gus Van Sant. Autant de belles soirées. L'opéra de Rameau et la farce paysanne étaient des bouffonneries dont on est sortis le sourire aux lèvres. Le film français posait le problème d'un jeune adolescent de treize ans coincé entre les bousculades de son frère aîné, les difficultés de ses parents et le premier émoi amoureux : comment devenir grand ? Le film américain relate la façon dont le héros, victime de ce qu'il estime être une escroquerie financière de la part de sa banque, tente de se venger : il enlève un des courtiers responsables, mais comment va-t-il s'en sortir ?

 

                    Quant au Musée de la vie romantique, où m'a entrainé Christine et que je ne connaissais pas, situé à 400 mètres au sud du Moulin rouge, j'en ai vu les collections permanentes, et l'exposition en cours Face au ciel, Paul Huet en son temps. Ce peintre (1803-1869), portraitiste et paysagiste, m'a bien plu. Le Musée occupe l'Hôtel particulier Scheffer-Renan, rue Chaptal, qui fut le théâtre d'un salon littéraire, musical et artistique tenu tous les vendredis soirs, contient du mobilier d'époque, des dessins et peintures. Le peintre Ary Scheffer y recevait George Sand, Chopin, Liszt, Delacroix, et la fine fleur du mouvement romantique. On peut voir à l'extérieur un jardin d'hiver avec rocaille. J'étais tellement enchanté de la visite que je suis revenu chez mes cousins, sur la rive gauche, à pied, soit cinq bons kilomètres à travers Paris, du nord au sud. Il faisait beau, mais j'étais rompu à l'arrivée. J'oubliais que je n'étais plus si jeune ! J'en ai conclu que j'aurais bien du mal, aujourd'hui, à faire une randonnée de plusieurs jours à pied, surtout si elle comprend de la montagne... Adieu aux chemins de Compostelle !!! Je ne ferai jamais ce pèlerinage !

 

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mardi 14 avril 2026

14 avril 2026 : accepter la différence

« Aie confiance dans l'âme humaine, frère Léon, et surtout n'écoute pas les gens sages. L'âme humaine peut l'impossible. »

(Nikos Kazantzakis, Le pauvre d'Assise==, trad. Gisèle Prassinos et Pierre Fridas, Presses Pocket, 1991)

 

                    J'ai l'impression qu'à force de fréquenter des gens hors du commun, dans la vie (par exemple les vieux en EHPAD, ou ceux/celles qui ont eu affaire à la psychiatrie dans les GEM - Groupes d'Entraide Mutuelle et associations du même type, les gens qui préfèrent la précarité au salariat, les étrangers, voire les SDF, etc.), dans la littérature (cf Le pauvre d'Assise, de Nikos Kazantzakis), au cinéma (cf récemment Compostelle, Sauvage et Plus fort que moi), je me sens si bien avec eux/elles que je finis par redouter de rencontrer les gens "normaux", surtout ceux qui se prétendent tels. Et qui sont en réalité normatifs, normalisateurs, qui mettent la réalité humaine, si variée, si riche de différences, en cases, et qui sont souvent racistes, méchants, trop cadrés pour moi. Je m'efforce de ne pas trop les fréquenter, et de rester presque muet en leur présence. Tant pis pour moi, je me prive peut-être.

                  Aussi suis-je allé voir ces temps-ci, pour compléter mon panorama de la différence deux films dans la lignée de Compostelle. Si dans ce dernier film, le héros était un jeune dévoyé jugé irrécupérable, dans Sauvage, l'héroïne est une jeune fille complètement à part, asociale, qui préfère se retirer dans les bois, et tandis que dans Plus fort que moi, le héros dont on suit la vie depuis l'adolescence, se révèle atteint d'un mal mystérieux qui l'amène à souvent se mettre à crier ou à émettre des insanités ordurières irrépressibles.

               Compostelle montrait le cheminement qui conduisait à une sorte de rédemption proche des paroles se François d'Assise dans le beau roman de Kazantzaki : on peut avoir confiance dans l'âme humaine !


                    Pareillement, dans Plus fort que moi, John, se trouve atteint dès ses douze ans d'un syndrome terriblement handicapant (et que même les médecins ne comprennent pas), qui va le reléguer dans une vie difficile, et qui va même disloquer sa famille : le père s'en va. La rencontre vers ses vingt ans de Dottie, la mère de son seul copain, infirmière psychiatrique, va mettre des mots sur son état de santé et va, surtout, le persuader qu'il peut s'insérer dans la société. John apprend à s'accepter et après des années de travail sur soi, à se faire accepter. Et de canard boiteux, il arrive à aider les autres atteints du même syndrome. Comme Compostelle, c'est une ode à la tolérance, un film qui nous touche profondément et, qui sait, peut être susceptible de nous faire mieux accepter les différences.

 

                  Par contre la jeune fille de Sauvage, Anja, ne trouve pas la route ni le chemin qui lui permettrait de s'adapter au monde. Ses parents vivent en communauté avec deux autres couples dans une vieille maison qu'ils ont restaurée en Ardèche. Ces néo-ruraux ont l'ambition de recréer un élevage de vers à soie. Tout se passe à peu près bien, sauf pour Anja, la fille de Sam et de Karl. La jeune fille s'isole, devient presque muette, finit par se cacher. Seule Sam, sa mère, arrive à garder un maigre contact. Ici, aucun jugement sur la vie en communauté,  ni sur le fait que Sam ne juge pas sa fille et la préfère en liberté dans les bois plutôt qu'en internement dans une maison psychiatrique. Le film est dur, dérangeant même pour qu'on accepte cet amour maternel si radical. Là, c'est plus difficile d'accepter un être si différent, même si l'Ardèche est magnifique, et j'ai trouvé le film fort intéressant. 

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samedi 11 avril 2026

10 avril 2026 : le poème du mois, Jules Laforgue

 Ah ! que la Vie est quotidienne...

(Jules Laforgue, Les Complaintes, 1885) 

 

                    J'ai découvert Laforgue et ses Complaintes il y a longtemps. J'étais alors étudiant et je traînais mon vague à l'âme, qui me faisait trouver chez ce poète des reflets de ce que je ressentais. Évidemment, à l'époque, je n'avais ni radio, ni télévision, ni internet, ni de véritables amis, j'étais très solitaire et je trouvais moi aussi la vie bien quotidienne et pénible. Lui, il était atteint de tuberculose et mourut à 27 ans. Je m'étais mis dans la tête que je n'allais pas dépasser 30 ! Heureusement, ma perforation de l'estomac, l'hémorragie qui s'ensuivit fin novembre 1968, l'opération et l'hospitalisation (deux mois d'hôpital quand même) me firent comprendre qu'il fallait mettre de côté mon cafard et mon spleen. J'ai donc commencé mon entreprise de ce que j'appelle aujourd'hui ma résurrection, projet qui m'a quand même pris quatre ans et qui m'a permis de quitter Angers (mon premier poste de bibliothécaire) en un homme presque nouveau.

                    Je vous livre ce petit poème de Laforgue que j'apprécie beaucoup. Ah, cette question finale Et que Dieu n'est-il à refaire ? m'a tourné dans la tête longtemps. Je ne suis pas sûr de ne pas me poser encore et toujours le même questionnement...


gravure parue juste après sa mort  (1887)

dans la France pittoresque 

 

Je ne suis qu'un viveur lunaire...

 

Je ne suis qu'un viveur lunaire
Qui fait des ronds dans les bassins,
Et cela, sans autre dessein
Que devenir un légendaire.

Retroussant d'un air de défi
Mes manches de mandarin pâle,
J'arrondis ma bouche et - j'exhale
Des conseils doux de Crucifix.

Ah ! oui, devenir légendaire,
Au seuil des siècles charlatans !
Mais où sont les Lunes d'antan ?
Et que Dieu n'est-il à refaire ?
 
(Jules Laforgue, Locutions des Pierrots, XVI) 

 

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lundi 6 avril 2026

6 avril 2026 : Résurrection de Compostelle à chacun de nous

 

On coupe les ponts, et tout simplement on avance. On se voit appelé, et il faut sortir de l'existence qu'on a menée jusqu'alors, il faut « exister » au sens le plus strict du terme.

(Dietrich Bonhoeffer, Le prix de la grâce, Seuil, 1971)

 

                       C'est la troisième fois depuis 2011 et mon arrivée à Bordeaux que je vais au Temple protestant. Or, depuis quelque temps, j'éprouve le besoin de me ressourcer dans la religion de mon adolescence. Ainsi, l'an passé, en octobre, j'ai profité d'une de mes vadrouilles pour aller au culte à Lamalou-les-Bains puis le dimanche suivant à Montpellier. C'était comme un appel. Et j'ai eu la surprise de découvrir à Montpellier qu'une des pasteures de ce temple participait à l'émission hebdomadaire Pasteur du dimanche, que je suis assez régulièrement sur internet. Là, un ou une pasteur(e) développe en l'espace de deux ou trois minutes une prédication toute simple qui se termine toujours par les mots : choisis la vie. Tout un programme.  

                   Je crois être un des rares membres de ma famille à avoir gardé un intérêt pour la religion ou même pour les religions en général ; ils (elles) sont même en général tout à fait opposé(e)s à toutes les religions Je n'ai été pratiquant que pendant des périodes limitées, surtout pendant mon adolescence antre 1959 et 1969, en partie parce que le temple était proche et que le pasteur était un fou de Dieu qui avait une foi ardente et faisait ce qu'il prêchait. Puis, après un long silence, j'ai été ramené à la foi de mes ancêtres par Claire (pourtant d'origine catholique) qui, en juillet 2002, m'a dit : "ça fait un moment que tu parles de retourner au temple, et je vois que la mort de ton frère cadet t'a abattu. Je suis prête à y accompagner". Aussitôt dit, aussitôt fait. Elle a été séduite par la simplicité du culte protestant.

                  Et, jusqu'en 2008, nous y sommes allés, Claire et moi, très régulièrement, tant quelle a pu physiquement faire le déplacement. Nous sommes même devenus des éléments actifs de la communauté protestante de Poitiers, où nous avons été fort bien accueillis. Et je pense que ça a contribué à prolonger sa vie, et à nous aider à survivre pendant cette période douloureuse, à partir de 2004. Il faut dire que le pasteur de Poitiers était exceptionnel lui aussi. Et Claire a décidé que la cérémonie des funérailles aurait lieu au Temple.

 
le temple du Hâ 

               J'ai donc profité de ma solitude actuelle et d'un besoin irrépressible d'aller participer au Culte de Pâques du Temple du Hâ de Bordeaux. Il faisait beau, un coup de vélo, et hop ! Il y avait au moins une bonne centaine de personnes, dont des familles pour trois baptêmes. Le culte a duré 1 h 40. La prédication sur le thème de la Résurrection (Pâques oblige) était superbe : j'ai découvert le sens ou les multiples sens de Résurrection. Et je me suis rendu compte que j'avais plusieurs fois été ressuscité : à maintes reprises (après une maladie et une hospitalisation), un nouvel homme a surgi en moi et j'ai "dépouillé le vieil homme" (Éphésiens 4:22, Colossiens 3:9) dont parle l'apôtre Paul. Parfois, ça m'a pris beaucoup de temps. 

                    Par exemple, après mon opération de l'estomac de décembre 1968, il m'a fallu quatre ans pour modifier mon style de vie, me défaire de mon côté ténébreux et trouver ma face solaire, découvrir la force de l'amitié, puis de l'amour, l'exercice physique (randonnées pédestre et cycliste, course à pied, etc.), des rencontres multiples  avec les autres, avec la poésie, les voyages, etc. Et, à chacune des mes transformations, je me rends compte que le personnage du Christ (que j'ai toujours beaucoup admiré) était toujours derrière moi, qu'il était dans les personnes que j'ai le plus aimées, celles, vivantes ou mortes, qui m'ont accompagné constamment dans la vie. Et qui, chaque fois, m'aident à ressusciter, à me dépouiller du vieil homme, à me rendre encore un peu utile...

                    Et, comme par hasard, j'ai vu vendredi dernier un film qui m'a troublé profondément. Compostelle raconte l'histoire de deux paumés : Adam, un jeune homme de dix-sept ans, que d'aucuns considèrent comme un voyou irrécupérable, et Frédérique (Fred), une professeure en quartier sensible, mise à pied pour avoir craqué un jour et giflé une élève insupportable. Tous deux vont participer, elle comme accompagnante d'un jeune en grave difficulté et lui en remplacement d'une peine de prison, à une marche de rupture du Puy-en-Velay jusqu'à Saint-Jacques de Compostelle. Ces marches ont été initiées par Bernard Ollivier, journaliste et écrivain, que j'avais rencontré en 2007 à l'occasion d'une rencontre à la prison de Poitiers organisée par l'Association D'un livre l'autre dont je faisais partie ; il a fondé l'Association Seuil, dont je suis donateur depuis. Ces marches réussissent à sortir de l'abîme la plupart des jeunes qui lui sont confiés.

 

                    Je ne vous raconte pas l'histoire de ce lent apprivoisement de l'un par l'autre, de la transformation progressive de chacun des deux au cours de cette odyssée. Vous aurez le plaisir d'aller voir le film comme je l'ai fait : c'est un film qui fait du bien ! Et vous y apprendrez que l'amour au sens christique du terme (agapé) peut faire évoluer tout le monde, au sens d'un changement profond de la personnalité, une résurrection vers le meilleur de la vie, la solidarité, la fraternité, l'amitié. Le monde irait mieux si nous étions tous en perpétuelle "résurrection".

  

 

 


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samedi 4 avril 2026

4 avril 2026 : la chanson du mois, Gaël Faye et Souad Massi

 

C’est essentiel de reconnaître en l’autre, en celui que je rencontre, celui qui est différent de moi. 
(Loïc Gicquel des Touches, Ce que dit la Bible sur la vieillesse, Nouvelle Cité, 2025)

 

                     J'ai écouté par hasard sur la radio la chanson de Souad Massi et Gaël Faye D'ici de là-bas, qui m'a beaucoup plu et que j'ai eu envie de partager. Comme il m'arrive de partager un livre, un film, une conversation, un sourire, une rencontre, car la vie n'est que partage. Le texte, c'est en deux langues (arabe/français). Mais ça m'a donné un peu de bonheur, en cette veille de Pâques.

 

 Pour écouter :

https://www.youtube.com/watch?v=njqqXusy4Ws

 

Paroles

Paroles
ملي جيت لهاذ الدني
إسقسوني على لون عينيا
وأمنين وأمنين أصلي منين
ما شافو واش غرست يديا?
والشمس تحرق فيا
ورجليا في الطين
في راسي حكايات فايضة
وفي أرضي كنوز راقدة
أعطيني قدر باش نولي حر
أنا منا او مليه
مكتوبى الريح يديه
أعطيني ربيع نعطيك زهر
Enfants des deux rives j'ai le cœur qui tangue
Fils du vent jamais ne jettera l'ancre
Là où je vais mes racines je plante
Ma bouche est l'écho de toutes les langues
D'ici de là-bas, je pars, je reviens le destin d'une vague
Dessiner le large, les couleurs Baya, la soif d'Assia Djebar
Le cœur qui bat qui parle et qui s'éveille
Au goût du sel de mer et du soleil
Ton sang le mien, rouge pareil
Ton sang le mien, oui sang rouge pareil
Je suis ce que tu me donnes
L'ignorance ou un morceau de pain
Des mémoires secrètes en nous dorment et résonnent
Nos ancêtres se tiennent par la main
قلي كي تبكي واش من اللون عندها دموعك كي تقطر
Ton sang le mien, rouge pareil
Ton sang le mien, oui sang rouge pareil
السلاح اللي يجرحك فيك ولا فيا دمي او دمك أحمر
Ton sang le mien, rouge pareil
Donne-moi une chance d'être libre
Je suis d'ici, de là-bas
Mon destin emporté par les vents
Donne-moi un printemps et je t'offrirai des fleurs
Des fleurs de toutes nos couleurs
قلي كي تبكي واش من اللون عندها دموعك كي تقطر
D'ici de là-bas
كي تضيق بيك الدنيا تتشبه ليا القلب إولي احجر
Je pars, je reviens le destin d'une vague
قلي كي تتجرح واش من اللون عندو دمك كي يقطر
Ton sang le mien, rouge pareil
السلاح اللي يجرحك فيك ولا فيا دمي او دمك أحمر
Je pars, je reviens le destin d'une vague

 

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mercredi 1 avril 2026

1er avril 2026 : les petites histoires de Jipé : 4

Le silence n’est pas une fin de non-recevoir ni une rupture. Il est même le test absolu, en amitié comme en amour. L’être avec qui on peut se taire en harmonie, c’est l’élu. 

(Amélie Nothomb, Psychopompe, Albin Michel, 2023)

 

                    Ma petite histoire se passe un 1er avril, mais ce n'est pas un poisson d'avril pour  autant !


Dessin de Gelluck 

Drôle de 1er avril 

        Ce 1er avril 1954, Piccolo (ainsi surnommé par sa mamie) revint de l'école vers 17 h. Il avait fait le chemin de l'école à la maison avec Francine, la fille des voisins, avec qui il était toujours dès qu'il pouvait, laissant son frère aîné prendre le chemin des écoliers avec les grands garçons. Piccolo ne les aimait pas trop, car ils étaient trop brutaux et ne disait que des gros mots. Avec ses 11 ans, Francine aussi était une grande : elle aimait bien le petit Piccolo, de trois ans son cadet, qui ne s'était jamais moqué d'elle, et qui était fier qu'elle lui donne la main pour rentrer à la maison. Le plus souvent, ils avançaient en silence. 

        Mais cette fois, Francine ne put s'empêcher de lui annoncer une grande nouvelle : 

            "Tu connais le bruit qui court dans le village ?"

            Piccolo répondit : "Non. Maman et Mamie n'aiment pas les commérages !"

        "Oh, mais c'est pas un commérage. C'est Dany elle-même, Dany, tu sais, la grande du certif, qui me l'a dit! Eh ben, elle court après Gilbert, qui prépare le certif aussi. Ils sont grands, ils ont treize ans".

         "Oui, et alors ?" 

        "Ben, elle m'a dit qu'ils étaient amoureux."

        "Oh, tu sais, elle peut toujours dire ça, et lui courir après. Mais elle est pas près de rattraper, car c'est le meilleur coureur des garçons de l'école !"

       Francine se mit à rire et même à éclater de rire. Piccolo ne comprenait pas, il n'avait rien dit de drôle ! Ils arrivaient, chacun entra dans sa maison respective, après s'être donné un petit bisou sur la joue.

       Comme toujours, Piccolo avait une anecdote à raconter pendant les repas. Et, pour le dîner, après la soupe, il demanda :

        "Je peux dire quelque chose, Mamie ? C'est un truc que Francine m'a raconté."

       "Oh, si c'est Francine, ça doit pas être quelque chose de bien méchant", dit la grand-mère qui connaissait son Piccolo et Francine aussi.

      "Oui, c'est pas méchant. Il paraît que le grand Gilbert, vous savez, le fils des voisins, qui habite un peu plus loin, dans la rue en face. Eh ben, Gilbert court après Dany, la fille de l'épicier. C'est Dany elle-même qui l'a dit à Francine !"

       "Et alors ?", demandèrent d'une seule voix Maman, Mamie et Joseph, le frère aîné.

        "Eh ben alors, vous comprenez pas ? Elle peut toujours lui courir après..."

        "Oui, et alors ?"

       "Eh ben, j'ai dit à Francine, que Dany peut bien lui courir après, elle le rattrapera jamais, c'est le plus rapide de l'école."

       "Que tu es naïf, mon garçon !", dit Mamie en souriant, tandis que Joseph éclatait de rire. "Dans l'expression courir après, courir n'a pas le sens habituel, viens avec moi dans ma chambre, pendant que Joseph va aider Maman à débarrasser la table et faire la vaisselle, je t'expliquerai..." 

        Et depuis, Piccolo s'est montré plus prudent dans les conversations. Il a même souvent évité de mettre son grain de sel et préféré le silence.

 

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Retraité depuis 2006, ex-bibliothécaire, devenu nomade. Pratique le partage de la lecture, de l'écriture et de l'amitié. Livres publiés : Le Journal d'un lecteur : le Poitou-Charentes et l'Aquitaine à bicyclette. - Geste éditions, 2009. 16 € / D'un livre l'autre. - L'Harmattan, 2009. 17,50 € / Un rêve d'infini. - Les Amis de la poésie, 2010. 9 € / Le temps écorché, poèmes. - L'Harmattan, 2013. 12 € / Danse sur les flots, poèmes. - L'Harmattan, 2016. 15 € / Mais délivre-nous du mâle ! - Lamiroy, 2018. 4 €
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