La seule déchirure
inguérissable
c’est le visage désespéré
de la solitude
où se consument sans fin
nos rêves calcinés
(Bernrad Mazo, Dans
l’insomnie de la mémoire, Voix d’encre, 2011)
Je viens de lire le recueil de poèmes de Bernard Mazo magnifiquement illustré par des lavis de Hamid Tibouchi, et je n'ai pas pu m"empêcher de penser à Claire, qui aurait aussi beaucoup aimé ces poèmes. Je possédais ce livre depuis des années, peut-être acheté lors d'un de mes passages au Marché de la poésie de Paris, qui se tient à Saint-Sulpice chaque année en juin, ou à ma visite au Festival Voix vives de Sète où je me suis rendu à vélo en 2012 (voir mon blog du 4 août 2012) et deux autres fois dans les années suivantes. Mais quelquefois, il vaut mieux attendre le moment propice pour ouvrir et lire un livre. Surtout quand il s'agit de poésie !
Outre le petit poème en exergue, je vous soumets ce plus long poème qui m'a littéralement pris aux tripes, et en le lisant, vous excuserez cette expression triviale, mais qui exprime bien mon ressenti.
Toi qui fus l'herbe et la source
et le feu sauvegardé
ma belle et douce sérénité
lorsque égarée parmi les ombres marines
ayant oublié de nos liens
jusqu’à l’existence même
tu seras là-bas errante sans mémoire
parmi les hauts murs de brouillard
j’irai par le labyrinthe de la nuit
comme vers un lointain passé
à ta rencontre
visage entre mille autres visages
je te reconnaîtrai et nous irons ensemble
vivre dans un pays plus clair

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire