Vous ne ver et rez jamais un oiseau ne pas s’éveiller à l’aube et s’octroyer une grasse matinée..
(Amélie Nothomb, Psychopompe, Albin Michel, 2023)
Le cinéma français actuel ne manque pas de qualités, seulement de spectateurs ! Les jeunes le fréquentent peu. Dommage ! Quand ils auront marre des blockbusters américains, des films d'horreur à deux sous et des comédies potaches, ils redécouvriront que nous avons encore un cinéma qui tient la route et qui ne manque pas d'intérêt. Ainsi, ces derniers temps, j'ai pu voir avec le plus grand plaisir L'inconnue, Notre salut, La frappe, Jim Queen (film d'animation), De la Comédie française, Les survivants du Che (documentaire), entre autres films de cet été. Puis là, coup sur coup j'ai vu trois autres films qui m'ont enchanté.
Les roches rouges, malgré un financement de l'Espagne, l’Italie et le Portugal, est un film bien français de Bruno Dumont, dont plusieurs films m'avaient fasciné dans les années 90 et 2000, notamment L'humanité, un chef-d’œuvre, en 1999. Ce film nouveau a pour héros des enfants petits, entre 4 (c'est le cas de Géo, le héros à la bouille hilarante) et 10 ans, deux groupes qui font un peu les quatre cents coups pendant un été ensoleillé et se livrent à des jeux dangereux : faire du quad, sauter du haut des roches rouges dans la Méditerranée, etc. Les adultes sont peu présents, les gamins en profitent et découvrent l'amitié et même plus, mais aussi la jalousie. Peu de dialogues, comme chez Tati, c'est un film de grognements. Il ne se passe rien ou presque, des vues panoramiques sur les paysages méditerranéens, l'observation des enfants, leurs disputes, leurs bagarres et leurs émois. On découvre l'émerveillement des enfants devant la nature sauvage et la liberté tout à fait sauvage. Bien sûr, le film aura peu de succès, mais il m'a enchanté.



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