Un règlement doit avoir pour base l’évacuation des territoires qui ont été pris par la force, la fin de toute belligérance, et la reconnaissance de chacun des États en cause par tous les autres. Maintenant, Israël organise sur les territoires qu’il a pris l’occupation qui ne peut pas aller sans oppression, répression, expulsion, et il s’y manifeste contre lui une résistance qu’il qualifie de terrorisme.
(Charles de Gaulle, conférence de presse, 27 novembre 1967)
Une fois de plus, la justice française se permet de condamner la présidente de l'Associaion Europalestine pour "apologie du terrorisme". Il suffit de condamner la guerre génocidaire qu'a menée Israël pour être taxé d'antisémitisme ou de suppôt du terrorisme. Alors qu'il s'agit d'antisionisme, c'est-à-dire d'anti-colonialisme, car le sionisme est la nouvelle forme du colonialisme avec tous les dégâts qu'il cause : vols de terres, vols de bétail, destruction de maisons et de cultures, assassinats divers et variés, torture de prisonniers, racisme généralisé, arbitraire total, guerre génocidaire, populations expulsées et affamées, défi au et déni du droit international, etc. La plupart des médias aux ordres en parle à peine. Heureusement, il existe des associations et des individus dans de nombreux pays qui ne succombent pas à la propagande sioniste quasi générale dans les médias.
Demain dans de nombreuses villes de France, aura lieu une manifestation dont voici l'annonce ci-dessous : allez-y nombreux !
et voici le
Communiqué de l"Association France Palestine Solidarité (AFPS) 27 mars 2026
Ce jeudi 26 mars, le tribunal judiciaire de Paris a condamné Olivia Zémor, présidente d’EuroPalestine, à 24 mois de prison avec sursis, une inscription au fichier judiciaire automatisé des auteurs d’infractions terroristes, 3000 euros de dommages et intérêts, 2000 euros de frais de justice, ainsi qu’une peine d’inéligibilité de cinq ans.
Poursuivie pour « apologie du terrorisme » suite à la publication de deux articles les 7 est 8 octobre 2023 sur le site d’EuroPalestine, Olivia Zémor a indiqué à la sortie du tribunal avoir évidemment fait appel de cette condamnation extrêmement lourde à l’encontre d’une militante de la solidarité avec le peuple palestinien.
L’Association France Palestine Solidarité dénonce l’acharnement politique et judiciaire subi par les porte-paroles d’EuroPalestine et apporte tout son soutien à Olivia Zémor. Elle dénonce également l’arrestation et la garde à vue brutale avec mise à sac de son appartement et celui du cofondateur et vice-président de l’association, Nicolas Shashahani, le mardi 17 mars. Le compagnon d’Olivia Zémor est également poursuivi pour « apologie du terrorisme » et doit comparaître à son tour en septembre prochain.
Cet acharnement est le signe inquiétant que les instances judiciaires de notre pays restent particulièrement mobilisées pour intimider et bâillonner le mouvement de solidarité avec la Palestine. Les accusations sont graves, les audiences à charge, les verdicts brutaux, en décalage avec les recommandations du droit international. Des procédures qui pour l’instant finissent en général par être dénoncées, notamment par la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH), comme des atteintes injustifiées à la liberté d’expression. Mais qui sont néanmoins des entraves réelles à nos libertés associatives, syndicales ou politiques d’exprimer notre solidarité avec les victimes de la politique criminelle de l’État israélien.
Personne n’est dupe du fait que derrière ces dizaines de plaintes pour « apologie du terrorisme » se trouvent des associations, notamment de juristes, qui défendent la politique d’Israël et accusent d’antisémitisme toute personne osant critiquer la colonisation ou la guerre génocidaire à Gaza. Elles se sont donné pour mission de délégitimer le mouvement de solidarité et si possible de le faire condamner. Il est assez pitoyable de constater que la justice de notre pays est plus encline à écouter les partisans du génocide à Gaza plutôt que de les condamner comme le lui recommandent pourtant des instances comme la Cour Internationale de Justice ou la Cour Pénale Internationale.
L’Association France Palestine Solidarité continuera de prendre toute sa place dans les initiatives unitaires contre la criminalisation du mouvement de solidarité avec la Palestine. Cette mobilisation est d’autant plus essentielle que le gouvernement s’apprête à proposer au vote de l’Assemblée nationale les 16 et 17 avril la proposition de loi (PPL 575) dite « loi Yadan ». Une loi qui, au prétexte de lutter « contre les formes renouvelées de l’antisémitisme », vise en fait à inscrire dans le marbre de la loi une législation encore plus liberticide et dangereuse pour notre liberté d’expression.
Partout en France se tiendront ce samedi des manifestations de solidarité avec le peuple palestinien à l’occasion de la Journée de la Terre. Nous devons y être nombreuses et nombreux pour exiger la justice et la fin du génocide mais aussi l’abandon des poursuites contre les militant·es d’EuroPalestine et tous·tes les militant·es de la cause palestinienne.
Ils ne nous feront pas taire !
* * *
Et ne manquez pas non plus deux films qui passent dans le circuit cinématographique en ce moment : Palestine 36 et Ce qu'il reste de nous et qui nous donnent des aperçus historiques pertinents sur la question palestinienne.



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